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samedi 28 janvier 2017

Le nucléaire, c'est bon pour ce que vous (n')avez (pas encore) !

60 ans d'accidents nucléaires, et aujourd'hui, et demain ?
 
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Voilà un article qui était resté à l'état de brouillon dans mes cartons, sur la base d'une publication par Arte Future de juillet 2016. C'est un récapitulatif des principaux accidents nucléaires dans le monde pour ces 60 dernières années. Certaines planches sont illustrées d'un lien cliquable ou d'une vidéo.

 
Il est question ici d'accidents majeurs, donc de phénomènes hors contôle humain. Mais qu'en est-il des relâchements massifs de radioactivité dans l'environnement, sciemment voulus et déclenchés par la main de l'homme ? Autrement dit, les essais d'armes atomiques, aériens ou souterrains ?

Voici résumée en 7 minutes une chronologie des 2053 explosions nucléaires ayant eu lieu dans le monde entre 1945 et 1998. Vous avez bien lu : 2053 ! Depuis, 5 tirs supplémentaires ont été effectués, 2 par l'Inde, 1 par le Pakistan, et 3 par la Corée du Nord.




Mais n'oublions pas, nous avons vu dans l'article précédent sur la rejustification des critères de risques de la loi Euratom que même un fonctionnement quotidien et "normal" de l'industrie nucléaire civile (et militaire) engendre des risques sanitaires pour la population, qui s'ils étaient évalués à leur juste niveau engendreraient de tels coûts et une telle perte de compétitivité que cela signifierait à coup sûr la mort de cette industrie ! Tout cela est basé sur des études scientifiques solides, voir ou revoir par exemple l'article sur les cas de leucémie infantile autour des centrales nucléaires.

Et les risques d'accident nucléaire majeur, en France et en Europe, qu'en est-il ?

Hé bien il n'est pas simple du tout de s'en faire une idée juste, pour plusieurs raisons. Pour commencer, tout cela repose sur des chiffres, et n'étant ni scientifique et encore moins matheux, je ne suis pas là en terrain de confiance. Ensuite tout ce que je peux dire, c'est qu'une fois de plus, j'ai l'impression de patauger dans des données absconses, des considérations à géométrie variable et des affirmations à la "mords-moi le neutron", bref de quoi probablement rebuter ou égarer bien des personnes "non averties". De plus et comme dans n'importe quel domaine, on s'aperçoit que des spécialistes à priori dignes de confiance mais bêtement humains peuvent faire des erreurs...

Ainsi en 2011 après la catastrophe de Fukushima, Bernard Laponche, physicien nucléaire, et Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, publient leurs calculs sur la probabilité que survienne un accident nucléaire grave chez nous ou en Europe. Leurs résulats sont effrayants : 50 % de risques pour la France, plus de 100 % pour l'Europe qu'une catastrophe majeure se produise pendant la durée de vie du parc nucléaire actuel ! Bon, même si je n'entends rien à la science des statistiques, plus de 100 % de risques, c'est un peu bizarre... Comment quelque chose peut-il se produire plus souvent qu'à tous les coups ? Par la suite, Etienne Ghys, Directeur de recherche au CNRS, a fait remarquer qu'une erreur dans la méthode de calcul faussait ces résulats, et qu'il fallait plutôt considérer une probabilité de 72 % de risque d'accident grave en Europe, d'où je déduis 49 % pour la France, dans les 30 ans à venir.

Vous imaginez cela ? une "chance" sur deux que ça pète en France, dans les 30 ans qui viennent ?

Mais ce ne sont que des chiffres, qui selon comment on les accommode, les ficèle, les associe ou les dissimule, diront bien à peu près ce qu'on voudra ! Et qui pourra juger de l'existence et de l'opportunité de tous les paramètres possibles ? Qui va pouvoir évaluer l'impact exact de l'amélioration des techniques de sécurité, de la dégradation physique du matériel et psychologique des hommes, de l'humeur de la Terre et des phénomènes naturels qu'elle occasionne ?

Si vous cherchez un peu, vous trouverez de brillantes démonstrations disant que l'énergie nucléaire est celle qui tue le moins, et que Tchernobyl, c'est 4000 morts, soit environ le nombre de tués sur la route chaque année dans notre pays. Pour autant, quelq'un a-t-il déjà demandé la sortie de l'automobile ? Non ? Alors faut-il être stupide pour demander l'arrêt du nucléaire !
Ca me rappelle Erdogan, alors Premier ministre en Turquie, lors d'une interview télé après le tremblement de terre ayant frappé son pays en 2011 : "Lors des séismes, il est courant que des ponts s'effondrent, va-t-on donc renoncer à construire des ponts ? Non, alors pourquoi renoncerions-nous à nos projets de bâtir une centrale nucléaire ?" Ainsi va le monde ...

Je crois qu'il y a surtout une chose qu'il ne faut pas oublier : aucun accident nucléaire, qu'il soit bénin ou catastrophique (à part les rarissimes sabotages), n'est jamais survenu délibérément, par volonté expresse de l'homme. Lequel a toujours jugé, au niveau des décisionnaires, que rien de fâcheux ne pourrait jamais arriver, car tout avait été fait et pensé pour cela.

Voilà pourtant des décennies que l'on sait que c'est faux, et que ça le sera toujours, envers et contre toute belle déclaration officielle ...

Certes,
en mai 2011 lors d'une audition parlementaire, Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, annonçait "Il faut accepter de se préparer à des situations complètement inimaginables parce que ce qui nous menace le plus, ce n'est pas un accident standard" Mais encore une fois, comment envisager l'inimaginable, ne serait-ce qu'en termes de coût et de rentabilité ??

Pierre-Franck Chevet, Président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, annonce clairement quant à lui "un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part" et considère que la sûreté nucléaire dans notre pays présente un contexte "particulièrement préoccupant".
Voilà, on le sait, ils l'ont dit. Qu'est-ce que ça change, dans la fuite en avant des décideurs chez EDF, Areva, CEA, etc, et des politiques qui leurs sont inféodés ? Rien. D'ici quelques mois, nous pourrons influer sur cette course vers l'abîme par nos bulletins de vote, et peut-être ainsi récupérer plus de pouvoir que nous n'en avons jamais eu.

 
N'oubliez jamais, et faites-le savoir.

 ~ ☢ ~

Sources :


Arte Future - Timeline : 60 ans d'accidents nucléaires
Accident nucléaire : une certitude statistique - article de Libération
Accident nucléaire : une certitude statistique - commentaire par Étienne Ghys
Le risque d'accident nucléaire majeur : calcul et perception des probabilités
Modélisation des accidents nucléaires civils : Prévision à l'horizon 2030

Nucléaire: la France doit se préparer à des accidents «inimaginables» 
Trente ans après Tchernobyl, «un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part»
Sûreté nucléaire : un contexte «particulièrement préoccupant», selon l'ASN 
Évaluation de risques d'accidents nucléaires comparés à ceux d'autres filières énergétiques


mardi 17 janvier 2017

La "clause-suicide" de rejustification Euratom, la fin du nucléaire en Europe


(23'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (155 Mo)
(Nota : faites défiler les pages jusqu'en bas pour les liens de téléchargement)

Télécharger la transcription de la vidéo en français / en anglais

N'hésitez pas à "liker" la vidéo sur YouTube en cliquant sur le pouce bleu et à la partager ainsi que cet article pour améliorer leur visibilité, merci :)


Des études scientifiques et éléments de preuves récents montrent que les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants sont nettement sous-évalués par les législations actuelles, qui les fixent à un niveau 150 fois trop faible ! Cela signifie que si l'agglomération parisienne était soumise à l'exposition maximum légalement tolérée de 1 millisievert pendant un an, le nombre de morts supplémentaires par cancers s’élèverait à 630 personnes, soit bien plus que les victimes des attentats dans la capitale !

En clair, cela implique que l'industrie nucléaire doit réduire considérablement ses niveaux de rejets dans l'environnement pour certains radionucléides (uranium, tritium, carbone 14, strontium, plutonium) pour s'adapter dans la réalité au niveau de risque légal qu'elle prétend respecter, et que cela sera si coûteux et qu'elle deviendra alors si peu concurrentielle que cela signe à coup sûr son arrêt de mort !


Comment cela est-il possible ?

Le professeur Christopher Busby nous explique dans cette vidéo du 15 décembre 2016 que toutes les législations de radioprotection actuelles, y compris les lois européennes Euratom dont nous dépendons, découlent des préconisations de la Comission Internationale de Protection Radiologique, elles-mêmes issues d'études chapeautées après guerre par les États-Unis sur les survivants japonais des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki. Hors il est maintenant avéré que ces études ont été honteusement manipulées en 1973 pour minimiser le nombre de victimes par cancer dus aux radiations.


Que pouvons-nous faire pour changer cela ?

La loi européenne Euratom contient une "clause suicide", stipulant que les dommages sanitaires entraînés par une exposition aux rayonnements ionisants doivent être justifiés en rapport des bénéfices procurés par la pratique les ayant générés, et que cette justification peut être révisée suite à l'acquisition de toute nouvelle connaissance sur leur efficacité ou conséquences.


Tout citoyen de chaque État membre européen, possédant ou non des installations nucléaires en propre, peut donc demander une re-justification de ces critères "d'acceptabilité" du nucléaire civil et militaire en adressant une requête au contact désigné par Euratom pour son pays.

Le professeur Busby engage donc chaque citoyen européen qui le souhaite à compléter une lettre-modèle avec ses propres coordonnées et à la faire parvenir par courrier électronique ou par voie postale en recommandé au responsable désigné par Euratom pour son pays. Pour la France, il s'agit de :

Pierre-Franck CHEVET,
Autorité de sureté nucléaire,
15, rue Louis Lejeune
CS 70013
92541 Montrouge cedex 





Voici les contacts pour les autres pays européens francophones :

BELGIQUE :
Jan BENS
Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire
Rue Ravenstein 36
1000 Bruxelles
Belgique



LUXEMBOURG :
Patrick MAJERUS
Ministère de la Santé
Division de la Radioprotection
Villa Louvigny
Allée Marconi,
L-2120 Luxembourg
Luxembourg



SUISSE :
Sébastien BAECHLER
Office fédéral de la santé publique OFSP
Unité de direction Protection des consommateurs
Division Radioprotection
Schwarzenburgstrasse 165
CH - 3003 Berne




▶ Télécharger le modèle de lettre au format Word  en français  /  en anglais

Voici un aperçu de la lettre-modèle traduite en français :




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Pour en savoir plus sur EURATOM, vous pouvez consulter cet article sur le site "Toute l'Europe" : Qu'est-ce qu' Euratom ?

 ~ ☢ ~

Sources, liens et remerciements :

Sites web originaux soutenant la campagne de rejustification :
http://www.greenaudit.org/re-justification-euratom-treaty-homepage/
Euratom Campaign, template for all European countries (en)

Directive 96/29/Euratom du Conseil du 13 mai 1996

Liste de contacts où envoyer la requête, membres des Autorités de radioprotection européennes (en)

Hiroshima survivors exposed to very low doses of A-bomb primary radiation showed a high risk for cancers (en)

Publications scientifiques Tomoyuki Watanabe (en)

Publication du Dr Busby dans "Genetics' du 1er décembre 2016 (en)

Genetic radiation risks: a neglected topic in the low dose debate (en)

Aspects of DNA Damage from Internal Radionuclides (en)

Uranium Epidemiology (en)

La G@zette Nucléaire sur le Net! - Débat sur les faibles doses

Effets sanitaires de l'exposition aux faibles doses de radiations ionisantes : position de l'IRSN sur le rapport du CERI et recommandations 

Autorité de sûreté nucléaire (ASN), rubrique "contact"

Merci à Chris Busby pour sa relecture et correction de ma transcription de la vidéo,
et à Odile Girard pour sa traduction française de la lettre-modèle et une partie des liens ci-dessus :)



vendredi 15 mai 2015

L'escroquerie nucléaire selon Charlie Hebdo

 Honte à moi ! N'étant pas vraiment très branché dans les milieux écolos (ni antinucléaires d'ailleurs), ni lecteur de Charlie Hebdo, il n'y a que quelques mois que je connais l'existence de cet ouvrage, alors que cette couverture d'août 2012 doit être familière à nombre d'entre vous. Si je me souviens bien, j'ai dû la croiser comme encart sur le blog de Fukushima de Pierre Fetet, en 2014. Cela semble alors intéressant, il faudra voir ça de plus près me dis-je ...

Les mois passent, janvier 2015 arrive, avec l'attentat contre Charlie Hebdo et les réactions qui en découlent. L'escroquerie nucléaire refait surface dans quelques discussions sur le net. Quelques temps plus tard, une cyber-connaissance me propose un scan du livre, en guise de juste retour des choses "pour tout ce que tu fais" (sous-titrages de vidéos etc). Ma foi, voilà une bonne surprise, c'est bien sympa, et ça fait plaisir ! Sauf que les semaines défilent, et d'atermoiements en faux espoirs, le généreux bienfaiteur ne donne plus signe de vie...

Sapristi ! Voilà ma curiosité bien aiguisée, il faut que je finisse par mettre la main sur ce bouquin. Voyons-voir du côté de Charlie : damned, leur boutique en ligne n'existe plus !
Je leur demande par mail si un jour ils pensent remettre ce numéro en vente par exemple sous forme électronique, solution moins coûteuse qu'une édition papier. Voici leur réponse, le 17 février :

Bonjour


Merci pour votre message, ill n' y aura pas d'édition électronique des numéro spéciaux.
Cordialement
La rédaction________________________________________
> De : Kna [xxxxxxxxx@gmail.com]
> Envoyé : lundi 16 février 2015 17:12
> À : contact
> Objet : HS l'escroquerie nucléaire ?
>Bonjour
>Le n° spécial "L'escroquerie nucléaire" paru en août 2012 sera-t-il de nouveau dispo à la >vente, par exemple sous forme électronique à télécharger ?

Zut ! Je fais appel à quelques contacts réguliers, quelqu'un saurait-il comment se procurer ce numéro, ne serait-ce que pour un prêt ? Je cherche en ligne, du côté des ventes d'occasion ou des téléchargements sauvages, rien. Une collègue blogueuse me signale un exemplaire d'occase sur un site de vente en ligne, je me dépêche de passer commande, youpi tout va bien, je vais enfin pouvoir lire "L'escroquerie nucléaire" ! Mais le lendemain matin je déchante en recevant un message m'annonçant que ma commande ne peut être honorée, l'article n'étant plus disponible :(

J'avais également essayé d'envoyer un petit message de soutient à Fabrice Nicolino sur son lit d'hôpital, le principal auteur de ce travail blessé lors de l'attentat, tout en lui demandant son avis sur la dispo future de ce numéro. Mais je n'ai pas eu de réponse, probablement avait-il quantité d'autres messages à lire, des choses plus importantes auxquelles penser, ou peut-être a-t-il trouvé mes lignes un peu trop intéressées. Finalement mon sauveur sera un autre collègue blogueur qui acceptera de me prêter son propre exemplaire, un grand merci à lui, il se reconnaîtra. "Tu verras, Nicolino et les autres ont fait un superbe boulot" m'a-t-il dit, et il avait raison.

Voilà enfin cet ouvrage numérisé, classé dans mes archives, rendu à son propriétaire, ouf ! Mais... et les autres, celles et ceux qui cherchent aussi ce numéro devenu introuvable, qui lors de ma quête m'avaient dit "Si tu le trouves, fais-nous signe, ça nous intéresse aussi" ? Je repense alors à ce qui figure sur la dernière page, la quatrième de couverture : "Achetez, volez Charlie .../... À punaiser partout où c'est possible. Et même ailleurs."

Le message des auteurs semble clair, faites passer ces infos, autant que vous le pourrez. Mais ne seraient-ce pas simplement quelques formules flatteuses et un peu racoleuses ? Voyons ce qu'en dit Charlie.
 

 Je leur envoie un nouveau message le 20 mars, leur demandant s'ils tolèreraient que je mette en partage mon scan de L'escroquerie nucléaire en version non modifiée, et bien sûr sans en tirer aucun profit, étant donné que ce numéro n'est plus commercialisé ni destiné à l'être de nouveau. Cette fois, pas de réponse. Relance polie 5 jours plus tard, toujours pas de réponse à ce jour.

Donc voilà, je considère que "qui ne dit mot consent", et je rapproche leur silence de la réponse que m'a faite une chaîne de télé allemande voilà un moment de cela, alors que je leur demandais si je pouvais traduire et sous-titrer une de leurs émissions : "Légalement, on ne peut pas vous autoriser à le faire. Mais ça ne nous viendrait pas à l'idée de vous chercher des ennuis si vous le faites"... Donc ...

Vous pouvez télécharger une version PDF de L'escroquerie nucléaire en cliquant sur ce lien.

Les esprits chagrins voudront bien noter que j'ai essayé de faire les choses proprement, et que je ne mets aucune économie en péril. Réclamations et ayants-droits, rubrique "Contact & note légale" SVP, merci.

                

dimanche 25 janvier 2015

Nucléaire, chute des Français en tête du peloton

(40'05'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (274 Mo)

Transcriptions au format PDF en français / en anglais
(Avertissement : Ceci est le fruit d'un travail bénévole et amateur, et ne constitue pas une publication officielle des auteurs originaux mentionnés ci-dessous, qui ne l'ont pas vérifié – validé.)
(Disclaimer: This is the result of a volunteer and amateur work, and does not constitute an official publication of the original authors mentioned below, which have not checked - validated it.)

Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education interview Mycle Schneider sur le devenir du nucléaire français. Mycle Schneider est lauréat du prix Nobel alternatif pour ses travaux sur le plutonium et consultant indépendant dans le domaine de l'énergie au niveau international depuis plusieurs dizaines d'années. C'est donc cette fois du nucléaire français dont il est question, de la vision qu'en ont les Américains, et des difficultés que rencontrent actuellement EDF et AREVA.
 

Suffit-il de s'en réjouir comme d'un épisode de la mort lente et annoncée du nucléaire, ou cela représente-t-il une menace majeure en termes de gestion sécuritaire des installations et des milliers de tonnes de déchets nucléaires existants ? Quels dangers représentent les survols de centrales françaises par des drones non identifiés ces derniers mois ? Quel est l'avenir du nucléaire français, au milieu de l'essor des énergies renouvelables, de l'amélioration de l'efficience énergétique, de la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français de 80 à 50% à l'horizon 2025, et de la prétendue nécessité de bâtir des centrales d'un nouveau type pour remplacer celles arrivant en fin de vie vers cette période, annoncée tout dernièrement par Ségolène Royal , notre "ministre de l'écologie" ? Autant de thèmes qui sont abordés dans cette intéressante vidéo.

Documents relatifs, malheureusement uniquement disponibles en anglais : 

Voici également sur le même sujet et cette fois en français un rapport de M. Schneider, commandité par le Groupe des VERTS/ALE au Parlement Européen, datant de décembre 2008. D'après son auteur, il n'est plus d'actualité sur de nombreux points, et demanderait beaucoup de travail pour être actualisé. Sachant cela, je pense que c'est tout de même une ressource intéressante :

Sources :
Article, vidéo, transcription et documents originaux en anglais sur le site de Fairewinds :
French Nuclear Cycle Crash


mercredi 24 avril 2013

Nucléaire : de la mine aux déchets, tou-te-s concerné-e-s


Avec ses 58 réacteurs, la France est le pays le plus nucléarisé au monde. Mais que savez-vous de l’uranium, le combustible sur lequel repose toute l’industrie de l’atome ?
Présentée comme un "cycle vertueux" par le lobby nucléaire, l’exploitation de l’uranium cache en réalité une chaîne du combustible sale, polluante et non-maîtrisée.
Et parce que l’industrie nucléaire fait tout pour le cacher, le jeudi 25 avril 2013, le Réseau "Sortir du nucléaire" va lancer une nouvelle campagne « Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés ».

Cette campagne s’accompagnera de la mise en ligne d’un nouveau site Internet – qui sera alimenté au fur et à mesure de la campagne – dans lequel vous pourrez retrouver chaque semaine des informations sur des thématiques telles que les mines d’uranium, les déchets nucléaires ou encore les transports radioactifs… 


Le site de campagne du Réseau "Sortir du nucléaire" : http://www.sortirdunucleaire.org/tous-concernes
Et leur annonce : "A l'occasion du lancement de cette campagne, nous diffuserons une vidéo grand public, qui donne en 3 minutes, les clefs pour comprendre l'industrie de l'uranium. Si vous souhaitez vous joindre à nous pour barrer la route de l’uranium et engager une vraie réflexion citoyenne autour de ces enjeux, nous vous proposons de mettre en ligne notre vidéo sur votre blog, votre site Internet ou vos réseaux sociaux jeudi 25 avril, afin de nous aider à la diffuser massivement."



(3'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (36 Mo)

Sources :
Site de campagne du Réseau Sortir du nucléaire
Vidéo sur la chaîne du Réseau SDN


samedi 2 mars 2013

Fukushima, la mémoire vive du web


(2'51", Fr st En) - Télécharger la vidéo (60 Mo)

"Je vais citer votre blog demain matin sur Europe 1 à 7h22, dans le cadre de ma chronique Web consacrée demain à Fukushima, comment vous présenter ?"

Voilà le mail de Guy Birenbaum que j'ai eu la grande surprise de découvrir dans ma boite ce vendredi matin 28 Février, à l'heure du petit-déjeuner, donc trop tard pour y répondre. Je ne connaissais même pas ce monsieur de nom. La première question qui m'est venue à l'esprit est la suivante : mais comment un gars qui a une chronique sur Europe 1 peut s'intéresser à mon blog d'audience confidentielle, probablement surtout fréquenté par un cercle très restreint d'habitués ?

Réponse, désarmante, de l'expéditeur à qui j'en ai fait part :
"Comment ? En faisant mon boulot. Comme vous."

Blam !  Hé oui, ça parait si simple n'est-ce pas ? Si évident, et empreint de bon sens..
Et à la fois c'est tellement choquant. On est si nombreux à être enfumés, anesthésiés par la soupe que les médias habituels nous servent sans discontinuer. Si habitués à voir Fukushima et les problèmes du nucléaire en général rayés du quotidien.
Choquant oui, car jamais une seconde je n'aurais osé prétendre faire le boulot d'un journaliste. Et il a fallu que ce soit un homme du métier qui me rappelle qu'en dédiant sa chronique à la catastrophe de Fukushima, et à la manière dont Internet l'empêche de sombrer dans un oubli voulu et généralisé, il ne faisait que faire son travail.

Alors merci à Europe 1, et merci Monsieur Birenbaum.

Sans oublier tous les bénévoles, en France et ailleurs, qui n'ont pu être mentionnés dans cette courte chronique.

IndependantWHO, qui m'avait transmis sa propre traduction Française du message de Mr. Idogawa, que j'ai rapprochée de la mienne avant publication.
Taka Honda et le mouvement World Network For Saving Children From Radiation, qui sont à l'origine de la traduction Anglaise du message de Mr. Idogawa et de nombreuses autres vidéos.
Et bien sûr tous les membres des Veilleurs de Fukushima, qui font un boulot remarquable.

Sources :
Carnet de bord de Guy Birenbaum
Publication originale sur le site d'Europe 1
Le combat de Mr. Idogawa, maire de Futaba - Kna blog

Nota : L'étude de l'OMS (liens vers résumé Fr et version complète En) est dispo dans la rubrique Docs


dimanche 3 février 2013

Honni soit qui MALI pense, un parfum de Françafrique


Il y a plus de 50 ans, en 1960, les 14 colonies françaises d'Afrique noire devenaient indépendantes. Mais indépendance ne signifie pas liberté : le général De Gaulle confie à Jacques Foccart la mise en place d'un système qui vise à garder, par tous les moyens, légaux ou illégaux, le contrôle de nos anciennes colonies dont les matières premières, le pétrole et l'uranium en particulier, sont vitales pour la France.

Ce système va s'appeler la « Françafrique ».


Honni soit qui MALI pense


(22'27'' Fr) - Télécharger la vidéo (15 Mo)

Que se passe-t-il donc au Mali ? Qui sont donc ces terroristes qui voudraient mettre le Mali et le Niger sous leur coupe ? Après avoir prétendu il y a peu qu'il était hors de question que la France intervienne militairement au Mali, elle y a déployé 3500 soldats depuis le 11 janvier, dans le cadre de l'opération "Serval", pour un coût d'environ 50 Millions d'Euros à ce jour. Hillary Clinton parle de "menace qui s'étend" (comprenez bien "terroriste"), et il est question que des drones US stationnent au Niger... Étrangement, il est bien peu question de l'exploitation par la France des mines d'uranium au Niger et au Mali, où Areva guigne depuis des années l'exploitation des ressources uranifères "de classe mondiale". Voici donc à travers ce montage vidéo une vision quelque peu différente du brouet médiatique habituel. Comme un parfum de Françafrique...


Un opposant solitaire ?


(11'20'' Fr) - Télécharger la vidéo (78 Mo)

Extraits de la déclaration du député indépendant Belge Laurent LOUIS qui s'oppose, seul contre tous les autres parlementaires, à la participation de la Belgique à la guerre au Mali. Il dénonce la manipulation internationale, le mensonge de la lutte anti-terrorisme, le soutien des occidentaux aux djihadistes en Libye, Tunisie et Syrie et dévoile les véritables raisons de cette opération militaire néo-colonialiste. Si ce monsieur a la réputation d'être une "grande gueule" dont certaines positions lui ont déjà valu polémiques et accusation de diffamation, du moins a-t-il le courage de ses opinions. (Source : Laurent Louis / YouTube)
(Petite parenthèse hors sujet : en deuxième lecture, observez donc l'attitude de l'homme à la cravate fuchsia, au second plan. N'étant pas familier du cirque politique, je ne sais pas si ce genre de comportement est habituel, mais voilà il me semble un président de la Chambre qui semble très concerné et très impliqué dans ce qui se passe et se dit dans son hémicycle...)


Uranium, l'héritage empoisonné


(Documentaire 55'16'' Fr) - Télécharger la vidéo (375 Mo)


(Débat 55'16'' Fr) - Télécharger la vidéo (375 Mo)

A Mounana au Gabon, Areva a cessé les activités de sa filiale, la COMUF, en 1999. Sur place, une pollution radioactive des sols et des maisons construites avec des stériles miniers provoque de nombreuses maladies.
A Arlit, au nord du Niger, Areva exploite deux mines depuis quarante ans. On relève aux alentours les mêmes effets : des mineurs locaux et des expatriés souffrent principalement de cancers des poumons.
Pendant 18 mois, Dominique Hennequin et Pascal Lorent ont enquêté sur les conséquences de l'exploitation de l'uranium au Gabon et au Niger et rapporté des images exclusives. A Mounana, ils ont filmé un vaste site contaminé à la radioactivité et rencontré des victimes. Dans les mines d'Arlit, au Niger, l'équipe entre dans le futur site minier d'Imouraren et donne la parole à la rébellion Touareg. Une enquête étayée par de nombreux témoignages et les analyses d'échantillons réalisées par la CRIIRAD. (Source : documentaire LCP de Décembre 2009)


Niger : la bataille de l'uranium


(47'45'' Fr) - Télécharger la vidéo (333 Mo)

Au nord du Niger, dans une région de plaines désertiques où est implantée Areva, le fleuron français de l'industrie nucléaire, les Touareg ont pris les armes. Leurs revendications : un partage équitable des revenus issus de l'extraction d'uranium et des conditions d'exploitation du minerai qui respectent leur mode de vie, leur santé et leur environnement. Enlèvements, attaques de garnisons, blocages d'axes routiers névralgiques : ce sont les seuls moyens de pression dont disposent les rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) pour exiger du gouvernement de Niamey une répartition équitable des revenus uranifères. Exploitées depuis quarante ans par la firme française Areva, numéro un mondial du nucléaire, les mines d'uranium du nord du Niger constituent une manne économique pour le sud du pays... (Source : documentaire France 5 / Galaxie Presse diffusé en janvier 2009)


Niger : mines d'uranium et santé publique


(2'37'' Fr) - Télécharger la vidéo (18 Mo)

Extrait d'un JT de France Ô Niger du 21 sept 2009, un point sur les conditions de travail et le suivi sanitaire de la population locale et des employés d'Areva travaillant dans les mines.


Au Niger, Areva empoisonne l'eau, l'air et la terre


(6'48'' Fr) - Télécharger la vidéo (81 Mo)

Areva extrait de l'uranium au Nord du Niger, autour des villes d'Arlit et d'Akokan, depuis 40 ans. Greenpeace a pu accéder à certaines zones d'extraction minière en novembre 2009 pour prélever des échantillons de sol, d'eau et d'air. La CRIIRAD, laboratoire indépendant; les a ensuite analysés en France. Résultat : la radioactivité dans ces zones habitées et les déchets produits par l'extraction minière sont alarmants, et Areva n'a pas pris toutes les mesures qui s'imposent. (Source : Greenpeace.fr)


Nucléaire, une pollution durable


(Partie 1 - 5'49", Fr) - Télécharger la vidéo (42 Mo)


(Partie 2 - 5'29", Fr) - Télécharger la vidéo (37 Mo)

Ces deux extraits de ce film traitent des conditions d'extraction de l'uranium par les filiales d'Areva, (la SOMAÏR et la COMINAK) lors d'une mission de contrôles effectués par la CRIIRAD en 2003, à la demande de l'ONG Aghir In'Man, avec l'aide de l'association Sherpa. Il en ressort que les problèmes rencontrés sur place qui ont entravé le bon déroulement de cette mission (matériel bloqué par les autorités et impossible à récupérer en temps voulu, surveillance permanente..) venaient clairement de consignes dictées par la France... (Source : CRIIRAD)


Niger : un chef Touareg témoigne


(2'37'' Fr) - Télécharger la vidéo (18 Mo)

Interview de Janvier 2008 par Latelelibre.fr :"Pour mieux comprendre la situation politique du Niger, de la guerre qui s'y déroule, nous avons rencontré un chef de la rébellion Touareg, Issouf Ag MAHA. Il nous parle des raisons de cette nouvelle révolte qui a repris depuis près d'un an dans l'indifférence générale des gouvernements et des médias internationaux. De passage à Paris pour lancer un appel de détresse sur la situation actuelle dans son pays, Issouf Ag MAHA, nous interpelle sur la marginalisation de son ethnie, considérée comme des grands bandits, des coupeurs de routes, voire plus... mais aussi dans quelle condition la France, par le biais de la société nucléaire Areva, exploite leur terre pour y retirer l'uranium. Un dossier chaud, il s'agit de l'indépendance énergétique de la France. Les négociations sur le prix du minerai payé par la France n'ont sans doute pas été étrangères à cette affaire..." (Source : Latelelibre.fr)


L'uranium Africain sous la botte d'Areva



(35'10'' Fr) - Télécharger la vidéo (214 Mo)

Interview et conférence de Raphaël Granvaud de Survie France par TVNet Citoyenne, lors de la sortie de son livre "Areva en Afrique". Contrecarrant le mythe de l’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire, puisque l’uranium alimentant le nucléaire civil et militaire provient depuis longtemps et pour une large part du sous-sol africain, Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se procurent un uranium au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva obtient un tiers de son uranium au Niger, qui reste pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain...
(Source : Survie France - Les dossiers noirs)


Pour terminer cet article, je vous propose deux conférences organisées par la CRIIRAD & Survie :

L'uranium au niger, La face cachée des prises électriques


(1h27'57'' Fr) - Télécharger la vidéo (603 Mo)

Conférence de Roland Desborde, président de la CRIIRAD, en Février 2008, qui nous fait regarder nos prises électriques différemment.

Le nucléaire, une énergie propre ? En entendant ça, on pense souvent au devenir des déchets nucléaires. Et en amont des centrales ? Le Niger est le premier fournisseur d’uranium pour la France, et ce n’est peut-être pas un hasard si la société nationale Française Areva s’est récemment retrouvée au centre des accusations formulées par l’Etat Nigérien contre la France, soupçonnée de soutenir les mouvements rebelles touaregs. Quant aux conditions sociales et environnementales d’extraction d’uranium...

Areva en Afrique : pillage et résistances


(1h54'40'' Fr) - Télécharger la vidéo (784 Mo)

Qui connait l’historique de la présence et du développement en Afrique de ce qui allait devenir le groupe Areva ? Quel rôle a joué cette société nationale (comme Elf...) dans les choix géopolitiques français au sud du Sahara, et notamment au Niger, 1er fournisseur de l’uranium des centrales nucléaires françaises ? Aboubakar Lalo, membre de l'association Survie, revient sur l’histoire très Françafricaine du groupe au Niger et sur les dernières actualités telles que la signature début janvier d’un contrat entre Areva et l’état nigérien pour l’exploitation du gisement géant d’Imouraren. Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD, détaille ensuite les conditions sociales et environnementales d’exploitation d’uranium au Niger, suite notamment à une mission d’expertise réalisée sur place. Découvrez à travers cette conférence de Février 2009 la face Françafricaine du nucléaire civil, qui fournit 75 à 80% de l’électricité Française...
(Sources : Merci à Point-Zero-Canopus.Org pour la compilation et la publication des vidéos de ces 2 conférences initialement en plusieurs parties, et à Survie Isère pour les descriptifs)

lundi 28 janvier 2013

Déchets nucléaires, un cadeau éternel

Nous avons déjà vu dans un documentaire précédent situé en Australie (Uranium, l'origine du mal) que les déchets issus de la filière nucléaire posent déjà de graves problèmes environnementaux et sanitaires dès les toutes premières étapes de cette industrie, c'est à dire l'extraction du minerai. Mais qu'en est-il de ces activités minières, dans notre pays cette fois ?



(1h47'28'' Fr) - Télécharger la vidéo (735 Mo)

Uranium, le scandale de la France contaminée
A part les riverains des anciens sites miniers, qui sait ou se souvient que la France a elle aussi pratiqué l'exploitation minière de l'uranium sur son propre sol, pendant des décennies ?
A voir ou à revoir, cette enquête de "Pièces à conviction" diffusée sur France 3 le 11 Février 2009, et qui dénonce la gestion par Areva de ses anciens sites miniers. En s’appuyant sur les travaux de la CRIIRAD et d’associations locales, elle révèle que depuis 1945, une quantité considérable de déchets issus des anciennes mines d’uranium a été abandonnée sans protection. Disséminés autour des sites, enfouis ou recyclés pour fabriquer des routes ou des remblais, près de 300 000 tonnes de stériles (matériaux trop faible en uranium pour donner lieu à une exploitation) ou de résidus radioactifs continuent, partout en France, à polluer l’environnement. Cette émission suscitera d'ailleurs des "réactions en chaîne" à travers le pays.

Hélas, l'ensemble des filières nucléaires, civiles et militaires, génèrent des effluents et pollutions dangereuses de la biosphère, y compris lors de leur fonctionnement "normal", lesquels se retrouvent volontairement ou accidentellement diluées dans l'environnement, et des déchets comme le combustible nucléaire, une fois qu'il est épuisé et recyclé ou stocké.



(30'48'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (164 Mo)

Le nucléaire, 70 ans de secret et de déchets
Le 2 Décembre 2012 a marqué les 70 ans de la première réaction nucléaire en chaîne auto-entretenue, créée par l'homme. Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education nous propose par ce podcast de revenir sur l'évolution du nucléaire depuis ces premiers pas, pour constater que depuis les origines, de nombreux problèmes sociétaux et environnementaux perdurent, et que des solutions fiables, toujours promises pour le lendemain, restent et probablement resteront hors de notre portée. Voilà encore de multiples occasions de constater l'incroyable irresponsabilité de nombre de nos dirigeants, qu'ils soient militaires, scientifiques ou politiques.



(33'37'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (230 Mo)

Déchets nucléaires, le cadeau éternel
Les humains peuvent-ils trouver un moyen sûr de stocker les déchets nucléaires ? Arnie Gundersen de Fairewinds et Margaret Harrington de CCTV essayent de répondre à cette question, et discutent du stockage à long terme des déchets nucléaires aux Etats-Unis et dans le monde. Il en ressort que partout dans le monde, le retraitement des combustibles nucléaires usagés s'est surtout révélé être une chimère (malgré les cocoricos mensongers de notre industrie nationale), et qu'il n'y a tout simplement pas de solution sûre pour garder ces matières hors de la biosphère pendant des centaines de milliers d'années. Pourtant, les partisans du nucléaire affirment qu'il est possible de stocker des déchets nucléaires pour toujours, alors que dans le même temps ils prétendent qu'il n'existe aucune technologie pour stocker l'électricité produite à partir d'énergie solaire ou éolienne pendant la nuit, jusqu'au lendemain !
L'exemple du site d'enfouissement de Yucca Mountain dans le Nevada, qui aurait dû recevoir le combustible usagé Américain, et dont le dossier est régulièrement qualifié de "torchon", est un bel exemple de gabegie politico-nucléaire.



(52'50'' Fr) - Télécharger la vidéo (363 Mo)

Nucléaire, un si long silence
Silence et mensonge ont toujours fait partie de la culture du nucléaire. Revenons presque 30 ans en arrière, via cette édition spéciale de l'émission Arrêt sur Images de France 5, diffusée le 25 Avril 1999, qui aborde les nombreux problèmes liés à la gestion des déchets nucléaires, transport et recyclage compris.

Comme on nous le répète depuis 60 ans, il n'y a pas de problèmes, tout va bien. Et si toutefois on voulait se pencher sur quelques problèmes gênants, bah, la solution, dans 100 ans, on l'aura trouvée !



(26'04'' Fr) - Télécharger la vidéo (177 Mo)

C'est pas sorcier, que faire des déchets nucléaires ?
Dans cet épisode de la célèbre série de France 3 de 2010, on nous dit que "L'avantage d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle ne produit pas de gaz à effet de serre. Un atout formidable pour lutter contre le changement climatique qui s'annonce... L'inconvénient d'une centrale nucléaire, c'est qu'elle produit des déchets. Des déchets contaminés, dont certains resteront radioactifs pendant des milliers, voire des millions d'années ! Que faire de nos déchets nucléaires ? C'est la question que Fred et Jamy se sont posée. Que se passe-t-il quand des particules radioactives sont inhalées ou ingérées ? De 30 ans à un milliard d'années... combien de temps faut-il pour qu'un déchet cesse d'être radioactif ? Que fait-on des déchets les plus radioactifs ? Pourquoi a-t-on choisi d'enterrer certains déchets dans les couches géologiques profondes ? Qu'adviendra-t-il de ces déchets dans 4000 ans ? Dans 200 000 ans ?"



(26'18'' Fr) - Télécharger la vidéo (132 Mo)

C'est pas sorcier, les déchets nucléaires
C'est ce que l'on pourrait en effet penser au vu de cet autre épisode de Mars 2011, où Jamy et Fred nous présentent une vision somme toutes bon enfant et rassurante des choses. Mais comme à son habitude, elle a du moins le mérite d'être didactique, abordant au passage des notions de base sur la fission, la radioactivité et ses effets, la durée de vie des matières radioactives, etc.



(21'57'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (160 Mo)

Nucléaire déchets immédiats
Que faire des déchets nucléaires ? C'est également la question que pose cette émission de la série "Tell Quel" diffusée le 9 Mai 1978 par la Télévision Suisse Romande, qui enquête sur les politiques pratiquées sur ce point par la République Fédérale Allemande, la Suisse et la France. J'avoue avoir été assez stupéfait d'entendre le directeur d'alors du centre de la Hague présenter ses installations comme un centre de "régénération", et les comparer à une blanchisserie, "qui reçoit un vêtement sale, et doit le rendre propre à son client" !


(6'51", Fr)
Le nucléaire, une énergie renouvelable et recyclable
D'ailleurs, 30 ans plus tard, AREVA persiste et signe, via un clip d'Octobre 2009 qu'il a malheureusement retiré de sa chaîne désormais : "AREVA a fait le choix industriel du recyclage des combustibles nucléaires" Comment ça fonctionne ? Très simple, en assenant encore et toujours les mêmes mensonges :
"4% de déchets ultimes, 96% de matières recyclables" !




(1h38'22'' Fr) - Télécharger la vidéo (669 Mo)

Déchets, le cauchemar du nucléaire
Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Qui décide ? Que ce soit en France, en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique de 2009 diffusée par Arte en Mars 2012 aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.



(5'56'' Fr) - Télécharger la vidéo (47 Mo)


(4'39'' Sp + Fr) - Télécharger la vidéo (38 Mo)

L'énergie du désespoir...
Mais qu'importe, les ressorts et les leviers pour manipuler la population sont biens connus, et toujours identiques, basés sur les soucis quotidiens de tout un chacun, et la capacité d'oubli extraordinaire du commun des mortels.
Et pour acheter les populations et les consciences, quoi de mieux que de faire miroiter argent et emplois là où une installation nucléaire doit prendre place ? Les supporters y deviendrons souvent légion. Peu importe les conséquences, les dommages collatéraux, le risque encouru. Peu importe le long terme, les générations futures...  Parmi de nombreux autres, voici un exemple au Canada, et un autre en Espagne, de petits villages à l'agonie, dont les édiles et une bonne part de la population rêvent que l'hébergement d'un site de stockage de déchets radioactifs évite à leur communauté de décliner et disparaître. Et bien entendu, on assure à tous ces gens, en plus d'une prospérité retrouvée, que tout cela ne peut présenter aucun risque, en aucun cas... En tous cas, de l'avis de chômeurs du village Espagnol, "il vaut mieux mourir du nucléaire le ventre plein, que mourir de faim sans lui !" 

Quelle sera donc la solution finale, existera-t-elle un jour ?



(1h15'15'' En st Fr) - Télécharger la vidéo (291 Mo)

Into Eternity - Onkalo
"Au Nord de la Finlande, Onkalo est la première installation de stockage de déchets nucléaires conçue pour durer 100.000 ans. S'adressant aux générations futures, ce documentaire de Michael Madsen en forme de film de science-fiction montre ces travaux gigantesques - cinq kilomètres de galeries plongeant 500 mètres sous terre - et pose la problématique de l'élimination des déchets radioactifs sous l'angle de la temporalité. Impliquant une responsabilité millénaire, celle-ci nous oblige à adopter une autre échelle de durée."

Mais quel crédit accorder finalement à ces sages paroles, quand on constate que sur tous les continents, tout ce qui importe ce sont les bénéfices immédiats, la rentabilité (quand ce n'est pas la survie) à court terme, et que les problèmes, "il sera bien temps d'y penser dans 100 ans, quand on sera plus intelligents et plus à même de les résoudre" ??


(19'52'' Fr) - Télécharger la vidéo (136 Mo)

Déchets radioactifs : peut-on les stocker sans danger ?
Je vous engage pour clore le thème d'Onkalo à visionner cette vidéo de Terre.tv, qui vous propose pour commencer un reportage sur le site de stockage de Soulaines en France, et surtout à partir de 16'30" une interview de Michael Madsen, à propos du projet Onkalo.
Écoutez ce qu'il pense finalement de ce projet, s'il fonctionne comme prévu...


(11'15'' Fr) - Télécharger la vidéo (75 Mo)

A Bure, le nucléaire touche le fond ... 
A la frontière entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne se situe le laboratoire souterrain de Bure, creusé à 490m sous terre. Son objectif ? Tester la roche et les moyens de confinement pour le stockage des déchets radioactifs de longue durée, de haute et moyenne activité.
L'Andra (Agence Nationale pour la Gestion des déchets radioactifs), qui est en charge du projet, l'assure : ce laboratoire n'accueillera aucun déchets radioactifs. Pourtant, ce qui ne devait rester qu'un projet expérimental pourrait bien déboucher sur le stockage effectif des déchets, à quelques kilomètres de l'actuel laboratoire...



L’ASN accuse Areva de "lacunes sérieuses" à La Hague
Pour la troisième fois en moins d’un an, l'usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de Beaumont-Hague (Manche) a été mise en demeure par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En cause, ce lundi 28 janvier, Areva doit respecter la réglementation pour 60 équipements "dont certains contiennent des niveaux très élevés de radioactivité". 

Lire la suite sur le site de L'Usine Nouvelle

Pour aller plus loin :

L'ANDRA possède une chaîne Dailymotion, et a également investi tout récemment YouTube.
Vous y trouverez de nombreuses vidéos, comme par exemple :
 - La gestion des déchets radioactifs en France (14'08'' Fr) - Télécharger la vidéo (79 Mo)
 - Histoire de l'Andra (19'42'' Fr) - Télécharger la vidéo (112 Mo)

Idem pour AREVA

Jetez également un œil à la rubrique "Docs", où j'ai ajouté quelques PDF.


Sources de mes traductions :
Nuclear Power's 70th Anniversary: Then and Now
Nuclear Waste: The Gift That Keeps on Giving..
Can The Humans Find a Way to Store Nuclear Waste?

—————————————————————————————————————————————————— Kna60 sur YouTube

—————————————————————————————————————————————————— Kna60 sur Dailymotion

—————————————————————————————————————————————————— Kna60 sur Vimeo

Fukushima - Que savaient-ils et quand ? - A. Gundersen 11.03.13 from Kna60 on Vimeo.